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A l’occasion de l’exposition SURIMPRESSION du 23 au 29 novembre 2009, Cabaret du Lys, 3 rue Lalande, 78460 Chevreuse,

Catherine Lebouleux fait paraître

“Surimpression, les voies du silence”, un parcours oscillatoire entre textes et photographies, des “éléments sculptés” qui illustrent les beautés interstitielles happées par l’oeil à travers un objectif introspectif.

Surimpression, les voies du silence

SurimpressionVoiesSilence

Textes et photographies Catherine Lebouleux, calisto-235, oudjat productions, 30 €

A commander auprès de calisto-235 (calisto-235@orange.fr / 09.72.97.47.04)

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LE JARDIN DU MANDARIN YU

Amour

 

 

 

Variation sur une suite de Route de la Soie, potentiellement son “négatif” ou son “positif”…le voyage d’Antonio continue et se perd dans les lumières de l’Orient.

A paraître

ROUTE DE LA SOIE

 Paru en août 2008, éditions Amalthée

Présentation

Antonio est écrivain.

Habitué des grandes sagas archéologiques, il souhaite, à un tournant probable de sa vie, se lancer dans un nouveau genre littéraire.

Il commence un nouvel ouvrage alors que sa compagne est en déplacement d’affaires à Shanghai :

« Une petite phrase résonne sans cesse au plus profond de moi : à l’intérieur comme de la soie, tu es à l’intérieur comme de la soie. A l’intérieur comme de la soie dont la délicate et fragile transparence risque, au moindre contact un peu rude avec le monde, de se voir irrémédiablement froissée.

 Comment dire à la fois le chemin des épices, des saveurs, des senteurs ? […] La douceur de la soie, la beauté du marbre et la chaleur méritée de la soie… Le chemin de l’érotisme raffiné, du corps triomphant de la femme, de son adhésion au monde. »

Faisant cheminer ses personnages sur ce qui fut, géographiquement et historiquement, la Route de la soie, il est, à l’orée du territoire chinois, rattrapé par la réalité, le bruit et la fureur du monde.

La fin du récit replace l’écrivain comme témoin privilégié du monde, le trait d’union entre un patrimoine culturel impossible de plus en plus à circonscrire et une imprégnation du quotidien par l’évènement impossible à juguler.

 

EXTRAIT

Je me redresse un peu et me penche. Scrute au-delà de l’ovale de ton visage enfoui dans le creux d’un bras riche comme un nu de Cabanel. Ton autre bras au-dessus du tapis semble égrener les raisins craquants et blonds que nous avons picorés négligemment. Ton corps. Blond. Triomphant dans une nudité sublime qu’aurait enviée Renoir. Ta tête rejetée en arrière des coussins recevait de ma bouche les fruits ridés qui au bord de tes lèvres ressemblaient à des pépites d’or brûlant. Tu as sombré soudain. Vaincue par la fatigue, la chaleur, l’énervement des sens. Et ton pied est venu se poser sur le coussin sous le rai de lune. Il lui faisait un chausson précieux et calme. J’ai remonté le cours de ce chemin troublant jusqu’à ta nuque. Elle est cachée sous ta chevelure qui emprisonne encore le goût du sel. Mais ton parfum. Sous les cheveux. Il y a des fruits. Dedans et sur ta peau. Ton parfum qui vient à la rencontre de mon souffle à travers tes cheveux. J’ai posé mon visage sur leur soyeuse vague. Ils m’ont donné ce que j’y étais venu chercher. Cette parcelle étrange de vie : ton odeur.

 

Route de la Soie

Récit

Catherine Lebouleux

Editions Amalthée

10 €

http://www.editions-amalthee.com

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